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Le centre ville historique

Chargée de mission Patrimoine
Claire PROUST

tel : 02 47 26 61 40
      06 88 42 66 80

courriel : patrimoine (at) sainte-maure-de-touraine.fr
  Le Patrimoine du Centre-ville historique

 Auberge de la Belle Image Passage du Rempart Le Château La crypte de l'église Saint Blaise Porte des Halles Prieuré Saint Mesmin

 
    Le Château L'Eglise Saint Blaise
La Crypte
Les Halles
Le Prieuré Saint-Mesmin
 




 

Le Château

Aujourd’hui, seule la partie centrale du vieux château subsiste, ainsi que trois tours sur le côté sud : une tourelle carrée du 14ème siècle portant les rainures des bras du pont-levis, une autre demi-circulaire et une troisième ronde, ainsi que des restes de fortifications.

Historique :
Date de construction: vers 990
Auteur de l’oeuvre : Foulques Nerra, Comte d’Anjou

Commentaires historiques :
Il fut construit pour bloquer Tours, pour surveiller le confluent de la Manse de Sainte-Maure et de la Manse de la Garnauderie, ainsi que le croisementdes deux grandes voies : la route d’Aquitaine et la route qui venant de Loudun, traversait le Vienne à Nouâtre et menait à Loches par Sainte-Maure.

D’abord simple donjon de bois enfermé par des palissades et des fossés, il fut remplacé par une construction en pierre avec un donjon central carré.


Au 14ème siècle, la forteresse fut reconstruite par la famille De Craon. Au 15ème siècle, Aymar de la Rochefoucault fit édifier le logis seigneurial flanqué de deux tours polygonales à escalier intérieur à vis

Iil fut la propriété de l'illustre famille des Rohan Guéméné de 1498 jusqu'à la Révolution.

Parmi les hôtes de passage, on peut citer les envoyés de Henri III et Henri IV qui y négocièrent une trêve en 1589 ; ainsi que Louis XIV, en 1660, de retour de Saint-Jean-de-Luz, après son mariage.

Après la Révolution, sous le Directoire, le Premier Empire et la Restauration, le château servit de caserne à la gendarmerie.

Une école communale de garçon occupa le château de 1848 à 1968.
 

 
Le Château L'Eglise Saint Blaise
La Crypte
Les Halles
Le Prieuré Saint-Mesmin









  L'église Saint Blaise et sa crypte



L'Eglise Saint Blaise

Au 5ème siècle, Eustache, évêque de Tours, fit construire une chapelle pour abriter les tombeaux des saintes Maure et Britte.

En 573, un autre évêque de Tours, Euphronius, consacra ce sanctuaire.

L'église fut remplacée au XIIème siècle par l'église actuelle qui jusqu'au XXème siècle fut dédiée à Saint Blaise.

L’église était alors en deux parties : l’une , haute, comprenait le chœur, deux nefs latérales et un faux transept sous le clocher lui-même supporté par quatre énormes piliers et desservi par un escalier extérieur en tour polygonale ; l’autre, plus basse de quatre ou cinq marches, avec une nef simple.

En état de ruine, l’église fut reconstruite entre 1864 et 1869 par Gustave Guérin qui a unifié et remis à niveau les deux parties et construit un nouveau clocher à base de pierres, au dessus de l’entrée méridionale. La partie nord et l’abside restent celles de l’ancienne église. Cette reconstruction est de style néo-gothique.

Jusqu’à la Révolution, un mausolée abritait les restes de Renée du Fou, Dame de Sainte-Maure, et de ses deux maris successifs, Louis III de Rohan et Guillaume de La Marck, dont les gisants surmontaient le tombeau.

L'église montre encore des témoins significatifs des différentes étapes de sa construction, notamment l'extrémité du chœur, (fin XIIème ou début XIIIème siècle) et la crypte classée aux monuments historiques.

Aujourd'hui l'église est dédiée à Saint Blaise.
 



La Crypte



Redécouverte vers 1865, la crypte est consacrée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs depuis le 16 septembre 1900. L’hypothèse la plus probable est qu’il s’agissait du « domicilium » situé dans la basse-cour du « castrum » de Foulques Nerra.

Elle est composée de trois nefs répondant à celles de l’église supérieure.

La nef principale, voûtée en berceau, se termine à l’est par une abside à cinq pans. On y distingue trois périodes :

  • la plus ancienne, en « petit appareil » sous l’escalier d’entrée,
  • la seconde du Xème ou XIème siècle avec huit arcatures semblables dont les deux dernières, établies sur des amorces de plan circulaire, indiquent l’emplacement d’une abside démolie vers 1100,
  • et enfin la période du XIIème siècle, comprenant l’abside et les deux nefs latérales communiquant par deux arcades d’ogive.

La partie centrale présente des arcades aux colonnes archaïques et dont les chapiteaux sont ornés de grossière sculpture de faces humaines. A l’origine, ces arcades s’ouvraient sur l’extérieur.

Dans l’abside de la nef centrale, on peut admirer une belle « Piéta » du XVIIème siècle, ainsi que les statues du Bon Pasteur et Saint Joseph. Dans les nefs latérales, celles de Saint Blaise et Saint Martin.

Dans la nef méridionnale (à gauche en entrant), un puits dit « des Vierges » était aménagé dans le mur extérieur ; sa margelle est visible, au niveau du parking, dans une sorte d’enfeu en arc brisé.

La crypte est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 28 mai 1926.

   
Le Château L'Eglise Saint Blaise
La Crypte
Les Halles
Le Prieuré Saint-Mesmin
Porte sud des Halles - Place du Maréchal Leclerc























 
 

Les Halles

Cet édifice mesure 25 mètres de large sur 50 mètres de long.

Elles furent construites en 1448 par Aymard de la Rochefoucault pour abriter le marché aux grains.

Anne de Rohan les fit restaurer en 1672 et des écritures au-dessus des portes lui rendent hommage.

Linteau de la porte des Halles

Les façades orientées ouest et sud, masquées par des maisons accolées, comportent deux portes monumentales surmontées chacune d’un fronton courbe soutenu par des consoles et par des anges émergeant de chutes de fruits.

Les tympans portent les armes aux neuf macles des Rohan. Sur les linteaux dominant les portes, on devine des inscriptions latines, bûchées à la Révolution.
Sur la porte Sud, la traduction nous informe qu’ : « en l’an 1672, la très illustre Anne de Rohan princesse de Guéméné a restauré avec une magnificence remarquable ce lieu public qui avait été ruiné de fond en comble par la vieillesse et les défauts de réparations. Charles Estevou, chavalier de la Mérandière, directeur de la ville et du château en a été architecte ».

Avant la Révolution, un plancher fut installé dans la nef centrale pour abriter le grenier à sel, rendant la partie inférieure aveugle et inutilisable.Les Halles restaurées par Anne de Rohan

Bien seigneurial, elles furent récupérées par la Nation à la Révolution.

En l’an 10, elles sont attribuées à l’Hospice Général de Tours, puis la commune les acquiert en 1814.

Par la suite, le pignon nord est modifié « pour s’accorder avec l’édifice municipal », avec une grande porte au milieu et une autre moyenne de chaque côté.

En 1969, la nef centrale est aménagée en salle des fêtes.

En 1981, les nefs latérales sont restaurées et ouvertes aux étals des marchands forains, pour le traditionnel marché du vendredi.

Les portes sont inscrites à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 2 septembre 1936 et le 24 septembre 1942.

   
Le Château L'Eglise Saint Blaise
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Les Halles
Le Prieuré Saint-Mesmin
 


Le Prieuré Saint-Mesmin


Le prieuré , de style roman, fut fondé vers 1050 par Hugues 1er de Sainte-Maure. Il n’a vraisemblablement jamais eu de clocher, mais la cloche était placée dans une fenêtre en ogive, au pignon, au dessus de la porte d’entrée. L’abside n’existe plus, mais l’hémicycle a conservé sa forme romane initiale.

Cette fondation imposait aux moines de cette abbaye d’édifier une église, des cellules et d’y recevoir des habitants affranchis en vers leur seigneur de tous droits et taxes.

Depuis le 14ème siècle, « la paroisse est supprimé et transformée en bénéfice simple à collaboration de l’Abbé de Mici »

Les voûtes de la nef menaçant de s’effondrer furent détruites en 1682.

Ce prieuré fut vendu comme bien national le 5 Août 1791

Et s’est en 1920 qu’une boutique d’un charpentier s’y installe.

Il ne subsiste aujourd’hui qu’une partie de l’église devenue propriété particulière depuis 1793.
Le prieuré peut être visité pendant les journées du patrimoine.

Il est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1948.